Arles reste la plus vaste commune de France par sa superficie, mais qu’en est-il de sa population ? Entre son centre historique, ses hameaux et sa Camargue, la ville des Bouches-du-Rhône affiche une démographie particulière, marquée par une longue stabilité et quelques variations récentes. Voici les chiffres à connaître.
Nombre d’habitants à Arles
Selon les dernières données de l’Insee, la population municipale d’Arles s’établit autour de 51 600 habitants. Ce chiffre place la commune parmi les villes moyennes les plus peuplées des Bouches-du-Rhône, derrière Marseille, Aix-en-Provence et Martigues. Le recensement de population, mené chaque année par sondage sur une partie du territoire, permet à l’Insee d’actualiser régulièrement cette estimation.
Ce total intègre non seulement le centre-ville, mais aussi les nombreux hameaux qui dépendent administrativement d’Arles, comme Le Sambuc, Salin-de-Giraud ou Raphèle-lès-Arles. Cette organisation particulière, héritée de l’immense étendue communale, explique en partie pourquoi la ville conserve une population dispersée sur un territoire hors norme.
Un territoire hors normes
Avec plus de 750 km², Arles est la commune la plus étendue de France métropolitaine. Rapportée à sa population, cela donne une densité particulièrement faible comparée aux autres villes de taille similaire.
Évolution de la population à Arles
Évolution récente
Sur les dix dernières années, la population arlésienne connaît une évolution démographique globalement stable, avec de légères oscillations selon les périodes. Après une phase de croissance modérée dans les années 2000, la ville a plutôt vu son nombre d’habitants se maintenir, voire connaître un léger déclin ces dernières années. Ce ralentissement s’explique par un solde naturel proche de l’équilibre : les naissances compensent à peine les décès, sans apport migratoire suffisant pour enclencher une réelle croissance.
Le solde migratoire reste, lui, légèrement négatif dans certaines tranches d’âge, notamment chez les jeunes actifs qui quittent la commune pour des raisons professionnelles vers Marseille ou Montpellier. À l’inverse, Arles attire des retraités et des familles séduites par son cadre de vie et son patrimoine.
Évolution historique
Historiquement, Arles a connu son pic démographique dans les années 1980, portée par le développement industriel et portuaire. Depuis, la population a fluctué sans jamais retrouver ce sommet, oscillant entre 50 000 et 53 000 habitants selon les recensements successifs. Cette relative stabilité sur plusieurs décennies distingue Arles d’autres communes du département qui ont connu une croissance plus marquée.
| Année | Population municipale |
|---|---|
| 1982 | 50 772 |
| 1999 | 50 513 |
| 2013 | 52 439 |
| Dernier recensement | environ 51 600 |
Densité de population et répartition
Avec environ 51 600 habitants répartis sur plus de 750 km², la densité de population d’Arles avoisine 68 habitants au km², un chiffre très bas comparé à la moyenne des villes de même taille en France. Cette faible densité s’explique par l’étendue des zones naturelles, agricoles et camarguaises qui composent une grande partie du territoire communal.
La population se concentre principalement dans le centre-ville historique et dans les quartiers périphériques comme Trinquetaille, Barriol ou Griffeuille. Les hameaux ruraux, eux, accueillent une population beaucoup plus clairsemée, avec quelques centaines d’habitants seulement pour certains d’entre eux.
Structure démographique de la population arlésienne
Pyramide des âges
La pyramide des âges d’Arles révèle une structure par âge proche de la moyenne nationale, avec toutefois une proportion légèrement plus élevée de seniors. Les plus de 60 ans représentent une part significative de la population, tandis que les moins de 30 ans restent bien présents grâce à l’attractivité étudiante et à la présence de familles avec enfants dans certains quartiers.
Le vieillissement progressif de la population, observé dans de nombreuses villes moyennes françaises, se retrouve aussi à Arles, avec un solde naturel qui tend à ralentir depuis plusieurs années.
Répartition hommes/femmes
La répartition hommes/femmes à Arles suit la tendance nationale, avec une légère majorité de femmes, notamment dans les tranches d’âge les plus élevées. Cet écart s’accentue après 75 ans, où l’espérance de vie plus longue des femmes se traduit mécaniquement par une surreprésentation dans cette catégorie.
Composition des ménages et familles
Les ménages arlésiens comptent en moyenne un peu plus de deux personnes, un chiffre en légère baisse depuis plusieurs décennies en raison de la hausse des personnes vivant seules. Les familles avec enfants restent nombreuses, notamment dans les quartiers résidentiels et pavillonnaires, tandis que le centre ancien concentre davantage de petits logements occupés par des personnes seules ou des couples sans enfant.
Cette évolution de la composition des ménages influence directement les besoins en logement, avec une demande croissante pour des surfaces plus petites et mieux adaptées aux foyers réduits.
Activité économique et catégories socioprofessionnelles
Sur le plan économique, Arles présente une répartition des catégories socioprofessionnelles (CSP) marquée par une forte présence d’employés et d’ouvriers, héritage de son passé industriel et agricole. Les professions intermédiaires et les cadres restent minoritaires par rapport à des villes plus urbaines comme Aix-en-Provence.
Le taux de chômage à Arles se maintient à un niveau supérieur à la moyenne régionale, conséquence d’un tissu économique encore fragile dans certains secteurs. La part des immigrés et des étrangers dans la population reste par ailleurs stable, contribuant à la diversité sociale et culturelle de la commune sans bouleverser fondamentalement sa structure démographique.
Le patrimoine touristique, avec ses monuments romains classés à l’Unesco, joue un rôle économique de premier plan et façonne une partie de l’emploi local, notamment dans les services et l’hôtellerie-restauration.